13ème conférence annuelle
ENERGIE 2010
Décarbonisation et efficacité énergétique : les nouveaux défis
Dans un contexte de mutation permanente (Grenelle de l'Environnement, Paquet Energie Climat, sommet de Copenhague, projet de loi NOME... ), pouvoirs publics et entreprises doivent adapter leur politique énergétique et se préparer à relever le double défi de la décarbonisation et de l'efficacité énergétique.
En décembre 2009, s'est tenu le sommet de Copenhague dont le but était de parvenir à un accord mondial sur la réduction des gaz à effets de serre. Quel bilan tirer de ce sommet en terme depolitique énergétique européenne ? Quelles en sont les conséquences pour l'économie française ?
En mai 2000, sous l'impulsion de la Commission européenne, la France entamait la libéralisation de ses marchés du gaz et de l'électricité. Dix ans après, quelles en sont les conséquences ? Début 2009, la part de marché des nouveaux entrants était de 12 % pour le marché des professionnels et de 3 % pour le marché des particuliers. Par ailleurs, le Tartam et la mesure de réversibilité pour les clients particuliers ne sont effectifs que jusqu'en 2010. Dans ce contexte, la loi NOME, pour une nouvelle organisation du marché électrique, supposée entrer en vigueur le 1er juillet prochain et dont l'examen a été repoussé de l'automne 2009 au printemps 2010, vient compléter le dispositif de la commission Champsaur ; cette dernière visait notamment à organiser transitoirement un accès régulé à la production de base nucléaire à un coût privilégié aux fournisseurs concurrents d'EDF, tout en prônant la disparition des tarifs réglementés pour les entreprises et les professionnels. Quelles seront les nouveautés introduites par le projet de loi NOME ? Quels seront les nouveaux enjeux stratégiques et les conséquences pour les industriels en termes d'investissements et de tarifs ? Se dirige-t-on vers une remise à plat des tarifs de l'électricité pour les entreprises ? Quel sera le nouveau visage du marché français de l'électricité ?
Energie non renouvelable mais compatible avec la diminution des gaz à effet de serre, le gaz prend une importance croissante dans le marché énergétique mondial. Il représente en effet plus de 20 % de la consommation énergétique totale contre 40 % pour le pétrole. Quelles sont les conséquences de la décorrelation des prix du gaz et du pétrole ? A quand un redémarrage de la demande ? Quelle politique tarifaire pour le marché du gaz ?
La taxe carbone issue de la conférence d'experts présidée par Michel Rocard sur la contribution climat-énergie (CCE) de l'été dernier entre en vigueur le 1er janvier 2010. Elle s'applique aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, GPL) et est calculée en fonction de leur contenu en CO2. Son but est de permettre à la France de réduire et de maîtriser ses émissions de carbone. Quelles stratégies mettre en place pour gérer les émissions de CO2 ? Comment installer un « signal prix
carbone » tout en maintenant la compétitivité des entreprises ?
Les énergies renouvelables représentent désormais 14 % de l'énergie totale consommée dans le monde et fournissent plus de 18 % de l'électricité. En France, elles ne cessent de gagner du terrain. Comment continuer à dynamiser la filière française ? Comment financer les projets ? Comment bénéficier des mesures de soutien aux énergies renouvelables ? Le Président de la République a confié, début décembre, à François Roussely, une mission sur l'avenir de la filière nucléaire française à l'horizon 2030. Du financement des futures centrales à l'acceptation de cette énergie par le public, en passant par la question des déchets, les sujets de débats sont nombreux. Quel bilan tirer du nucléaire français ? Quelles leçons retenir des appels d'offre en cours ? Comment faire évoluer la filière ?
Lieu privilégié d'information, de rencontres et de débats avec les principaux décideurs du secteur, cette journée sera une nouvelle fois l'occasion de faire le point sur l'actualité et les enjeux du secteur de l'énergie.