Avec plus de 80 000 sites marchands actifs en 2010, soit une augmentation de 28% par rapport à l’année précédente et un chiffre d’affaires de 31 milliards d’Euros en 2010 (source Fevad), le commerce électronique est en pleine expansion. Si les pure players conservent le plus souvent une avance technologique, ils sont maintenant concurrencés par les vépécistes et la grande distribution, dotés de moyens financiers considérables.
Si 73% des internautes sont des cyberacheteurs, sur un site, le nombre de visiteurs qui finissent pas acheter n’est que de 2%, contre 55% dans le commerce traditionnel (source Fevad). Le dernier chiffre de l’Insee, datant de 2008, donne, pour le secteur, une moyenne de marge nette de 1.5%. La rentabilité des opérateurs est donc généralement faible ; aussi tentent-ils de trouver des relais de croissance. Les sites de e-commerce se livrent à une véritable course à la diversification. Elargissement de l’offre, généralisation des places de marché, le trafic reste un des nerfs de la guerre dans cet univers extrêmement concurrentiel. Pour générer des revenus complémentaires, certains n’hésitent pas également à monétiser leur audience en créant des régies publicitaires.
Quels sont les enjeux du e-commerce pour les trois prochaines années pour les commerçants et les consommateurs ?
En 10 ans, le paysage des e-commerçants s’est considérablement recomposé. Des sites parviennent en quelques mois à s’imposer parmi les géants du secteur tandis que d’autres connaissent des baisses de fréquentation brutales. Ceux qui tirent leur épingle du jeu ne se cantonnent pas à leur métier traditionnel mais sont sans cesse en train d’innover. Dès lors, comment créer des business modèles stables et rentables ? Quelles réponses apporter aux enjeux du e-commerce : sécurité des transactions à l’heure des piratages en série de comptes bancaires, création de trafic, nouveaux usages ?
Alliance des cybermarchands avec le commerce traditionnel, modèles « click and mortar » : quelles sont les nouvelles frontières du e-commerce ?
Si l’e-commerce a longtemps été vu comme une menace pour le commerce traditionnel, la réalité montre plutôt une convergence entre les pure players et les commerçants « brick and mortar ». Quand les premiers sont à la recherche d’une vitrine pour rassurer le consommateur, les seconds cherchent à générer des revenus complémentaires en misant sur l’image « bon marché » du site web. L’accord récemment signé entre Hammerson, spécialiste anglais de l’immobilier commercial, et venteprivee.com vise à recruter des clients en ligne pour les attirer en magasin. Quelle stratégie cross-canal adopter, à l’heure de la recommandation, du partage et du social shopping ? Quelles perspectives pour le e-commerce de proximité ? > lire la suite
Une logistique zéro défaut au service de la croissance du e-commerce
Fréquentation, prix, positionnement, stratégie cross-canal, l’e-commerce est avant tout du commerce. Pour autant, il conserve quelques spécificités, parmi lesquelles la logistique, poste stratégique car il est un centre de coût important tout en mettant en jeu l’image de la marque et la qualité de la relation client.
Selon une étude de CCM Benchmark, 3.3 millions de français achètent via leur téléphone mobile et ils seront entre 8 et 14 millions en 2015. Le M-commerce associé à la géolocalisation offre de nouvelles perspectives de croissance pour les cybermarchands dont les clients seraient désormais localisables et connectés. Quelles sont les technologies qui vont révolutionner l’e-commerce dans les prochaines années ?